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Flying Taurus : Blog Chrétien

Vauban, le quartier de la Mémoire (Première Partie) !

11 Février 2012 , Rédigé par Flying Taurus Publié dans #Récits de vie

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On a tous une histoire. Souvent, certain lieux sont plus ou moins confondus avec elle. Aujourd’hui, je voudrais vous parler de l’histoire de ma famille qui est aussi celle d’un cheminement, depuis les montagnes du jura souabe jusqu’aux quartiers de Mulhouse. En particulier, un quartier qui à mon sens reste injustement méconnu. Il est original, populaire et pourrait aussi faire l’objet d’une rénovation prochaine, pour peu que les projets de réhabilitation des jardins Neppert aboutissent ! Ce quartier c’est le quartier Vauban.

 

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Sur une vielle carte de 1642, on ne le voit pas encore. Logique. L’avenue Kennedy, anciennement Quai du Fossé constituait le rempart que vous voyez en bas à gauche de la photo, entre les bâtiments et le bras de l’Ill qui coulait encore de ce côté-ci de la ville, à l’époque.  Mais regardez-y de plus près justement : juste au-dessus de la boussole (située dans le coin gauche inférieur de l’image), vous voyez un chemin. Et un peu plus haut une porte. Eh bien mes amis, cette porte, c’est la Porte Jeune. Et le chemin ?

Le voici, juste au-dessous. Je dis ça, pour vous montrer qu’à une certaine époque (le XVIIème siècle, du temps où vivaient les philosophes Descartes, Spinoza, Pascal, Leibniz…) la ville s’arrêtait là… C’était tout bonnement le Nord !

 

4.jpgMais ensuite, en l’espace de quelques décennies, à partir de 1746, date de la première manufacture d’indiennes (dans une ville qui était encore qu’une petite république indépendante sur sol français), arrive le  changement. Suite aux travaux de trois jeunes tisserands de la rue de la Loi (Koechlin, Schmaltzer et Dolfus), la ville se met à produire du tissus en veux-tu en voilà ! On importe alors du coton de Louisiane (USA) et de la soie de Chine !

 

Les industries textiles et du tannage, puis chimique et mécanique se mettent en place : en l’espace d’une décennie la révolution industrielle est en marche. La ville devient un important lieu d’innovation sociale, scientifique et technique : le mathématicien Johann Lambert, fils de couturier qui a commencé sa carrière dans les forges, en est un exemple parmi d’autres.

 

 

 

Alors, en 50 ans, la population augmente de 50%, passant de 4000 à 6000 âmes. Puis, suite à la Révolution Française, la ville demande son rattachement à la toute jeune République Française. On est alors en 1798. Les grands travaux commencent : on creuse le canal du Rhône au Rhin pour alimenter la ville en charbon, alimenter les 45 filatures, qui sont partout, et qui couronnent la brique rouge de leurs cheminées d’une fumée noire. Les ouvriers ont du travail, le paternalisme fonctionne à plein régime et il y a du commerce à foison. La mécanisation, le chemin de fer avancent à grand pas. Les lignes Mulhouse-Thann (1839), Strasbourg-Bâle (1846),  sont ouvertes à la circulation. Les innovations techniques constantes permettent l’ouverture de la première école de chimie de France, en 1822. On est là dans une expansion champignonesque de la population, des idées, des techniques… Bref, la vie, tout simplement.

 

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